[i]Laetitia : C'est bon je suis au courant ! Le matin, il ne faut pas faire de bruit ! Sa réveille les petits ! Désolée ! Mais à ma décharge ce n'est pas moi qui en ai fait vu que c'est Lorédana qui a sonné même si elle a sonné parce que j'étais en retard... Alors cette fois c'est quoi ? Privé de quoi ? Des sorties ? De portable ? D'ordinateur ?
Mère : Nous déménageons !
Je me suis figée sur place. Non, ce n'était pas possible, il me faisait marcher, nous ne pouvions pas déménager, ce n'était pas possible, pire, c'était interdit ! Je leur interdisais de me faire déménager, pas maintenant, pas quand j'avais enfin trouvé des gens sur qui compter !
Je me mis à rire.
Laetitia (morte de rire) : Mais oui, c'est ça ! La bonne blague ! Vous êtes en colère et vous voulez me faire peur... Franchement, elle est bien bonne celle là !! Je ne savais pas que vous étiez capable d'un tel humour !!
Ma mère me regardait toujours aussi sérieusement.
Mon beau père et elle étaient toujours aussi mal à l'aise.
Beau père : C'est loin d'être une blague, Laetitia. Nous déménageons !
Mère : ton beau père dit la vérité, nous partons.
« Non, non, NON !!! » Pensai-je
Laetitia : QUOI ?!!!!!!!!!!!!!!! NON !! C'est hors de questions !
Beau père : Tu n'as pas ton mot à dire !
Laetitia : Oh que si ! C'est aussi ma vie dont il s'agit ! Tu entends, MA VIE !!!! Je ne partirais pas d'ici !
Beau père : Je te rappelle que tu es mineur, tu vas nous suivre, un point c'est tout.
Je regardais ma mère, désespérée, mais comme à son habitude, elle ne parla pas. Laissait mon beau père dire ce qu'il avait à dire, ne cherchant pas à intervenir. J'avais l'habitude de ses silences, cela faisait plus de sept ans que ça durait, sept ans qu'à chaque dispute, elle se taisait, sept ans que si elle prenait un parti c'était le sien. Sept ans que je n'avais plus de mère à proprement parler. Comme bien d'autre chose, j'en avais fais le deuil, mais comme chaque épreuve que j'avais vécu jusque là, ça avait laissé une trace indélébile en moi.
Laetitia : Je parie que tu es d'accord avec lui ? Je n'ai pas mon mot à dire, sa ne me concerne pas ! Ce n'est pas comme si j'avais ma vie ici après tout, ironisai-je.
Beau père : Ne t'en prends pas à ta mère ! Et fais attention à comment tu nous parles ! Nous ne sommes pas tes potes mais tes parents !
Laetitia : Rectification ! Tu n'es rien d'autre pour moi qu'une pièce rapportée !
Mère : Maintenant tu te calmes. Dit-elle en s'approchant dangereusement de moi. Il est hors de question que tu parles à ton beau père ainsi ! Tu lui dois le respect, et je te rappelle que je suis encore ta mère !!
Laetitia : Ah bon ?! Excuse-moi mais j'ai des doutes là dessus ! Tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas qui je suis, tu n'as aucune idée de la personne que je suis devenue, et tu ne sais rien de ce qui se passe en moi, tu n'as aucune idée de ce que je ressens, aucune idée de ce que cette ville représente pour moi, Aucune idée de l'importance qu'à pour moi le fait de rester ici, aucune idée de rien ! Tu... Tu ne sais rien. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu es trop intéressée par ta nouvelle vie, avec ton nouveau mec et tes deux rejetons, alors non tu n'es pas ma mère, tu ne l'es plus, depuis bien des années déjà !
Je me suis retournée et je me suis enfuie dans la nuit. Les larmes dégoulinant le long de mon visage. Je me suis mise à courir à en perdre mon souffle, ma cage thoracique me faisait un mal de chien, mon c½ur battait à tout rompre. J'avais l'impression qu'il battait tellement fort qu'il allait sortir de ma poitrine.
Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ?
N'avais-je déjà pas assez donné dans le passé ? N'avais-je déjà pas assez souffert ? Pourquoi fallait il qu-on m'enlève aux deux seules personnes avec qui j'avais réussie surmonter ma méfiance envers les autres ? Pourquoi ne pouvais-je pas rester aux cotés de mes deux meilleures amies ? Pourquoi devais-je les quitter ? Je les aimais tant, comment allais-je faire sans elle ?
Qui allait s'occuper de moi ? Qui allait me réconforter quand je n'irai pas bien ? Qui me maintiendrais à la surface quand je coulerais ? Qui me ferais rire pour me changer les idées en me racontant des blagues à deux balles ? Qui me soutiendrait dans mes jours sans ? Qui illuminerait mes journées en venant me chercher pour aller au lycée ? Qui représenterait mon espoir d'avoir un jour à nouveau confiance en autrui ? Qui m'aiderait à empêcher mon passé de prendre possession de moi de façon définitive ? Qui m'aiderait à oublier ma peine, ma souffrance, ma colère, mon désespoir ?
Parce que Lorédana et Rachel n'étaient pas seulement mes deux meilleures amies, elles étaient aussi mes piliers, ma force, elles étaient les deux personnes qui me forçaient à avancer, toujours et encore, elles qui m'empêchaient de couler, elles qui me maintenaient en vie.
Sans elles, je... Je ne savais pas ce que je deviendrais.
Les rues étaient silencieuses, les rares personnes que je croisais me regardaient avec curiosité. Il commençait à faire froid.
Sans même savoir comment j'avais fait je me suis retrouvée devant la porte de chez Lorédana. Mes jambes m'avaient porté jusque là.
Comment allais-je le lui dire ?
En partant de cette ville, j'allais briser notre équipe, notre trio, « la trinité » comme disait les autres membres de notre groupe. Elles ne formeraient plus qu'un duo. Elles seraient toutes les deux et c'est ce qui me réconforta en cet instant.
Je serais seule, mais elles seraient ensemble et au fond, c'est ça qui m'importait le plus. Elles se réconforteraient mutuellement. Elles pourraient compter l'une sur l'autre.
Les larmes coulant toujours [je n'avais pas réussis à les tarir], je frappa à la porte.
La mère de loré m'a ouvert la porte en souriant, sourire qui disparut à l'instant où elle saisit mon expression.
Mère Lorédana : Laetitia ?! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
Laetitia : Est-ce... que... Loré... est là ? Réussis-je à balbutier.
Mère Lorédana : Dans sa chambre, viens entre, ne reste pas dans ce froid !
J'entrai dans la maison, elle me dit de monter et c'est ce que je fis. Je frappa à la porte de la chambre de loré et entra après qu'elle lancé un « entrez ». Quand elle me vit, elle saisit qu'il s'était passé quelque chose d'important, je ne pleurais que rarement et qu'elle le voit était encore plus rare. Elle tendit ses bras en l'air et je m'y suis engouffrée. Elle n'a rien dit, elle a attendu que mes sanglots se calme, ce qui a pris un certain temps. Quand enfin, je suis parvenue à me calmer, je me suis un peu redressée et j'ai contemplé l'étendue des dégats.
Laetita : J'ai mouillé tout ton tee-shirt ! M'écriais-je
Lorédana (levant les yeux au ciel) : Chose complètement superflue ! Maintenant raconte-moi... Chuchota t'elle.
Laetitia : Je... Mes... Ils déménagent... Et je dois partir avec eux !
Sur ce, je me suis de nouveau jeté dans ses bras.
_____________________________________________________
Coucou!!
Episode 1 en ligne avec la réaction de laëtitia que vous attendiez toutes!
alors, que pensez vous de cette suite? Elle vous plaît?
En tout cas j'espère que oui!! =D
3 com's EXPRESSIFS pour être prévenue de la suite.
Bisous,
la créa.